Investissements étrangers
Le Liban offre un régime économique libéral, un environnement d'exploitation sûr et un accès aux marchés du Moyen-Orient — alliés à une main-d'œuvre hautement qualifiée, à un système bancaire solide et à une forte confidentialité professionnelle. Ces facteurs font du pays une destination attrayante pour l'investissement direct étranger dans plusieurs secteurs.
Investissement immobilier
L'immobilier constitue une pierre angulaire de l'économie libanaise. Les valeurs foncières ont historiquement fait preuve de résilience, et la demande est portée principalement par les consommateurs finaux plutôt que par l'activité spéculative. Parmi les facteurs contributifs figurent la baisse des taux d'intérêt, une forte liquidité bancaire, un traitement fiscal favorable et l'allongement des durées hypothécaires.
Principaux indicateurs du marché : le volume des ventes immobilières est passé d'environ 3,1 milliards de dollars (2006) à 7 milliards (2009). L'investissement direct étranger au Liban a atteint 3,61 milliards de dollars en 2008, dont plus de 50 % orientés vers l'immobilier. Les prix des logements dans le centre-ville de Beyrouth ont augmenté de 40,7 % sur un an en 2009.
Cadre juridique de la propriété foncière étrangère
L'acquisition immobilière par des étrangers est régie par le décret législatif 11614 (1969) et ses amendements, en particulier la loi 296/2001. Les principales règles sont les suivantes :
- Les personnes physiques étrangères et les entités morales non libanaises peuvent acquérir jusqu'à 3 000 mètres carrés
- Les acquisitions dépassant cette limite requièrent l'approbation du Conseil des ministres
- Plafonds territoriaux : 3 % de la superficie nationale totale, 3 % par district administratif (caza) et 10 % à l'intérieur de Beyrouth
- Frais d'enregistrement réduits à 5 % pour les investisseurs étrangers en vertu de la loi 296/2001
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